Des orateurs de Domtar à la conférence PaperWeek Canada

March 10th, 2025

Des orateurs de Domtar à la conférence PaperWeek Canada

Plus tôt ce mois-ci, des représentants du secteur des produits forestiers de l’Amérique du Nord se sont réunis à l’occasion de la conférence PaperWeek Canada, où ils ont échangé leurs réflexions et leur expertise sur les enjeux auxquels le secteur sera confronté en 2025quant aux difficultés qui attendent le secteur en 2025. Il s’agit de la conférence phare de l’Association technique des pâtes et papiers du Canada qui s’est tenue du 10 au 13 février à Montréal, au Québec, et qui a été diffusée en ligne. Au fil des ans, l’événement annuel s’est transformé pour inclure un segment dédié, appelé BIOFOR,et comprend désormais le programme BIOFOR, centré sur la bioraffinerie du secteur et les innovations de la bioéconomie. 

Cette année les programmes de PaperWeek 2025 et BIOFOR ont mis en avant une forte présence de DomtarDomtar était très présente à l’ordre du jour de la conférence PaperWeek et du programme BIOFOR. Nous avons pris part à sept séances et mis en valeur notre leadership et nos innovations dans l'industrie en valeur.   

 

La conférence PaperWeek Canada souligne l’innovation 

Domtar a eu l’occasion de présenter à ses collègues du secteur trois de ses projets récents en matière d’amélioration continue.  

 Récupération de résidus thermiques à l’usine de papier journal de Clermont, au Québec 

L’usine de Clermont produit annuellement 221 000 tonnes métriques de papier journal au moyen d’une machine de pâte thermomécanique. La vapeur requise dans ce procédé provient d’un réchauffeur de pâte thermomécanique, d’une chaudière à biomasse et de deux chaudières électriques de 28 MW. L’usine a collaboré avec Hydro-Québec, qui a accordé à l’usine un appui financier de 3 millions de dollars pour qu’elle réduise sa consommation de vapeur en récupérant l’énergie contenue dans ses résidus thermiques.  

Dans le cadre du projet, on utilise des échangeurs de chaleur et deux thermopompes directement dans le procédé, une première dans le secteur papetier au Québec. Les économies annuelles s’établissent à 800 000 $ et à 15 000 000 kWh, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 880 ménages.  

Mario Girard, surintendant – Énergie, projets et ingénierie de l’usine de Clermont a déclaré : « Lors de la présentation sur notre projet de récupération de chaleur, plusieurs personnes de l’auditoire sont venues me dire qu’elles trouvaient Domtar audacieuse d’avoir installé des thermopompes dans un environnement aussi "hostile" à ce type d’équipement. Selon elles, si Domtar l’a fait, il n’y a aucune raison valable de ne pas le faire. » 

 

Perfectionnement des talents à potentiel élevé par une résolution efficace des problèmes : éliminer l’encrassement des évaporateurs dans une usine de pâte et papier 

À l’usine de Windsor, on a pu venir à bout de l’encrassement des évaporateurs qui posait un problème de taille. Pour ce faire, on l’a subdivisé en plus petits problèmes afin que des sous-équipes puissent s’y attaquer.  

L’une des principales difficultés consistait à contrôler la température de la vapeur de l’évaporateur numéro 1 et des concentrateurs. La vapeur à des températures élevées accroît en effet le risque de dépôts. Puisque les ressources étaient limitées, on a accéléré le perfectionnement d’un stagiaire en ingénierie en lui faisant obtenir la ceinture jaune de la certification Lean Six Sigma et en lui confiant la responsabilité de diriger le travail de résolution du problème de contrôle de la température de la vapeur. Avec le soutien de l’équipe technique affectée à la pâte, il a suivi la méthode DMAIC avec sa sous-équipe, a cerné les causes possibles et mis au point un plan de validation dans des délais serrés. 

« La résolution de problèmes en amélioration continue nous permet non seulement d’accroître l’efficacité opérationnelle et la performance de l’équipement, mais aussi d’assurer le perfectionnement de nos leaders à leur plein potentiel », explique Jean-Benoît Thibodeau, chef de l’amélioration continue à l’usine de Windsor et l’un des participants au projet. 

 

 Optimisation du contrôle de la qualité de copeaux – Conclusions d’une étude d’évaluation de la répétabilité et de la reproductibilité liée à la teneur en écorce 

Afin de mieux comprendre la variabilité de la mesure de la teneur en écorce dans les copeaux de bois entrant dans le procédé de fabrication, l’usine de Windsor a mené une étude d’évaluation de la répétabilité et de la reproductibilité. Cette étude a révélé qu’il ne fallait pas accorder trop d’importance aux résultats d’un seul test, mais plutôt s’intéresser davantage à la variabilité de la mesure. (Notre usine de Plymouth a achevé un projet semblableobtenant dont les des résultats ont été semblablessimilaires.) 

L’adoption d’outils de suivi efficaces et les conclusions plus fiables qu’ils ont permis de tirer nous ont fait retirer des avantages opérationnels et financiers tangibles, pouvant être appliqués et pourront servir à d’autres matières premières. « Nous comprenons désormais mieux les mesures, ce qui nous aide considérablement à éviter les erreurs décisionnelles liées au procédé », explique Kim Therrien, candidate au titre d’ingénieure ayant participé au projet à l’usine de Windsor.  

 

Séances BIOFOR tournées vers l’avenir 

Domtar était aussi bien représentée dans plusieurs panels et tables rondes BIOFOR. 

 

De la Nouvelle-Zélande au Canada – Comment les Premières Nations façonnent-elles la bioéconomie?

Ce panel BIOFOR de la conférence PaperWeek 2025 était coprésidé par Lana Wilhelm, directrice des Relations avec les Autochtones chez Domtar, et par Virginie Chambost, vice-présidente, Innovation en développement durable et Lutte contre les changements climatiques chez Domtar ainsi que présidente du comité BIOFOR de cette année. Le panel a servi de tribune de discussion et de collaboration, et a mis en valeur le leadership et la contribution des Premières Nations du Canada et du peuple māori de la Nouvelle-Zélande dans le développement de projets réussis en bioéconomie et bioénergieau progrès d’une bioéconomie et de projets connexes florissants. 

 

Financement du développement de la chaîne de valeur de la bioraffinerie 

Mme Chambost était également coprésidente de la séance et de la table ronde sur ce thème. Le directeur principal, Stratégie carbone mondiale de Domtar, Hooman Rezaei, a participé à la table ronde et présenté le point de vue du secteur des produits forestiers sur l’importance de financer des programmes soutenant l’adoption de solutions innovantes pour la décarbonation industrielle. On a abordé les occasions de collaboration internationale au titre du programme Horizon Europe et exploré les moyens à la disposition de Domtar pour tirer profit des mécanismes de financement européens et canadiens afin d’accélérer le développement de bioproduits durables et l’adoption de solutions de décarbonation. 

 « L’industrie forestière a toujours été à l’avant-garde au premier plan des efforts de développement durable, surtout pour maximiser la part d’énergie renouvelable utilisée dans ses installations de fabrication, explique-t-ildit-il. À mesure que nous intensifions nos efforts de décarbonation dans nos installations et notre chaîne de valeur, nous adoptons des technologies innovantes qui comportent assorties de plus grands risques techniques et d’investissement. Le financement de programmes qui soutiennent le progrès et accélèrent la mise en place généralisée de ces technologies émergentes est crucial pour permettre à des entreprises comme Domtar d’atteindre ses cibles stratégiques de développement durable. » 

 

Prix du carbone – Comment les entreprises peuvent-elles tirer leur épingle du jeu? 

Cette autre séance BIOFOR de la conférence PaperWeek 2025 examinait comment les entreprises pouvaient retirer un avantage stratégique des marchés du carbone. On a insisté sur le rôle essentiel de la gestion du carbone dans les stratégies de développement durable à long terme et offert des conseils pratiques aux industries cherchant à maximiser la valeur du carbone tout en prenant l’engagement Zéro émission nette. 

« Étant donné que Domtar met l’accent sur le développement durable, il est primordial de comprendre commet les entreprises exploitent ces outils pour intégrer la valeur du carbone dans notre modèle d’affaires et atténuer les risques d’investissement dans les projets liés au carbone », dit Mme Chambost, coprésidente de la séance. 

 

Technologies émergentes de capture du carbone et projets visant à maximiser la valeur du carbone 

Dans cette séance, on a abordé l’évolution du rôle que joue la capture du carbone en foresterie, souligné les perspectives de l’industrie et fait part des expériences concrètes réussies. Les participants ont découvert leseu droit à un aperçu des principales technologies, ldes indicateurs paramètres de performance ainsi que ldes moyens de parvenir, par la capture du carbone, à la décarbonation à long terme et de tenir l’engagement Zéro émission nette. 

« L’exploration des technologies émergentes de capture du carbone est l’une des voies qu’envisage Domtar pour favoriser une décarbonation importante significative dans notre industrie. Bien comprendre la maturité technologique, les défis que pose l’adoption de ces technologies et les paramètres indicateurs de performance constitue la clé pour créer de la valeur à long terme et des occasions opportunités d’investissement », conclut Mme Chambost, coprésidente de la séance.